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Date
de rédaction : 15/07/2004
Chroniqueur : Karynn
Photographes : Karynn
& Phil (sauf
pour Sherkan)
C’est
sous un dimanche pluvieux que le public s’est donné
rendez pour assister à un concert regroupant cinq groupes
montants de la scène Hardcore métal Française.
Au vu de l’affiche alléchante, on peut s’attendre
à une soirée mouvementée et à une péniche
prête à tanguer sous les pogos et les slams !
Vers 19h30, le public commence à
arriver et fait la queue sagement à l’entrée
de la Péniche Blues Café, lieu où la plupart
des groupes de ce soir ont déjà eu l’occasion
de se produire.
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The A.R.R.S.
La soirée démarre
très fort avec ce groupe pour lequel le public est venu
nombreux. Dès l’intro, le ton est donné
: cris gutturaux bien gras sur un son lourd et une double pédale
furieuse. Même si le public est un peu timide au début,
quelques pogotteurs n’hésitent pas à prendre
place devant la scène et à se déchaîner
au son des guitares acérées et gros riffs bien
saignants.
Malgré les appels du chanteur
Nico qui demande à la foule de se rapprocher,
celle-ci reste encore un peu en retrait mais l’énergie
déployée par Nico, avec ses dreads
qui virevoltent dans tous les sens, va en faire bouger plus
d’un. Sans aucun doute, la version live des morceaux est
beaucoup plus enragée que sur la démo et en plus,
on a en prime, la participation du chanteur de Switch
Off qui reprend à son compte les paroles
"dévoré par la passion".
The Arrs : Un
set bien rôdé, une bonne ambiance dans la péniche
même si on aurait pu s’attendre à ce qu’ils
foutent davantage le dawa dans le pit … mais on mettra
cela sur le compte du public qui n’était pas encore
assez chaud. |
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Switch Off
Vient ensuite Switch
Off, un groupe de Néo Métal
Brutal qui nous vient du 92. Il se compose de Stefanne,
Mélanie (basse), Nico,
Rudy (guitare), et Axel
(chant).
Ce groupe encore assez peu connu
a sorti sa première démo L'Expérience
Interdite avec des titres en français tels
que "Descente En Enfer"
qui risquent fort de plaire à un large public métal,
vu les morceaux plus entraînants les uns que les autres
que nous délivre le groupe.
On peut noter les riffs incisifs
et efficaces qui ancrent facilement la mélodie dans
la tête, ainsi que le jeu propre et carré de
la bassiste qui accompagne le tout. De son côté,
le chanteur Axel alterne entre un chant parfois
écorché et des cris enragés, on peut
sentir qu’il se donne à fond, les yeux fermés,
le visage et les bras en sueur … Le guitariste Rudy,
quant à lui, assure les chœurs avec des gros hurlements
de temps en temps comme pour ponctuer les morceaux.
Malgré l’étroitesse
de la scène, le jeu de scène est homogène,
un peu timide mais dans l’ensemble agréable à
regarder.
On déplorera néanmoins
quelques problèmes techniques au niveau de la guitare
de Rudy ainsi qu’au niveau du chant
qui devenait inaudible par moment. Malgré tout, Axel
a su chauffer et garder le public en haleine, la qualité
du show a ensuite vite fait oublier ces désagréments. |
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Kwamis
Le troisième groupe à
prendre d’assaut la scène est Kwamis.
Est-il encore besoin de présenter ce combo également
issu de la région parisienne : gros son, rythme effréné
et jeu de scène embrasé définissent bien Kwamis.
En effet, les six zikos dégagent vraiment une énergie
débordante et comme à leur habitude, les deux hurleurs
passent autant de temps dans la fosse que sur la scène, à
pogotter au milieu du public jusque dans le fond de la piste tout
en assurant le chant. Ce "chant hurlé" se caractérise
par des variations tantôt dans le grave, tantôt dans
l’aigu. On en prend plein les oreilles pour notre plus grand
plaisir, les fans ne seront pas déçus, c’est
du Kwamis à
l’état brut.
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Sherkan
Kwamis laisse
ensuite place à Sherkan.
Détenteur de nombreux titres parmi lesquels figurent
celui de "Révélation du printemps de Bourges
2000" et celui du "groupe du Val d’Oise 2001",
région d’où ils sont originaires, Sherkan
pratique un son hardcore puissant mais néanmoins mélodieux.
Un style musical remuant qui semble bien plaire au public,
un public qui ne reste en effet pas insensible et hoche de
la tête à chaque changement de rythme et de sons
tandis que les guitaristes et bassistes survoltés headbanguent
à tout va.
On ne sait plus où donner
de la tête et on ne voit pas passer le set de 40 minutes
... Le chanteur a la pêche et sait la communiquer au
public ! Ce fut une belle prestation pour ce groupe qui aura
réussi à faire tanguer la péniche ! |
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Munshy
Voici le dernier groupe qui se
prépare, groupe très attendu de la soirée
au vu des fans qui semblent ne s’être levés
que pour Munshy
! Du monde s’entasse donc devant la scène pour
pouvoir davantage apprécier leur prestation.
Le concert débute avec une
intro musicale mystérieuse, limite envoûtante,
les cinq membres du groupe apparaissent alors que les lumières
sont éteintes, tous se tiennent immobiles, les yeux fermés
comme attendant de rentrer en transe … quand soudain,
les spots s’allument et les riffs secs explosent sur "Bitch",
le premier titre interprété.
On parle bien d’interprétation
car Munshy offre
un véritable show au public : chacun des musiciens exprime
sur son visage et par son jeu des émotions (rage, folie,
ironie …) qui transcendent et donnent une dimension presque
personnelle aux morceaux joués. La chanteuse Faustine
au centre de la scène occupe parfaitement l’espace
même si celui-ci n’est pas bien grand. Elle se tourne
parfois vers le batteur, se fait légèrement bousculer
dans la foulée par le guitariste Nimal
… |
| La
présence du groupe sur scène est incontestable
et le public est captivé. On remarque aussi le "nouveau"
guitariste Robby bien présent sur
le devant de la scène et beaucoup moins "effacé"
que lors de leur passage au Glaz’art deux semaines auparavant.
Munshy joue quelques
incontournables titres de sa démo dont "Liberate"
puis enchaîne avec les compos "Rotten",
"So Tired",
"On My Shoulder",
"Not Otherwise"
et enfin "Born To Do It".
Le set bien pensé alterne subtilement entre les morceaux
énervés et les morceaux plus calmes, alors,
pendant ces quelques moments d’accalmie, la voix douce
et sensuelle de Faustine nous caresse les
oreilles ...
Rien à redire si ce n’est
qu’il est dommage que le groupe ait joué si tard
(presque minuit), l’accumulation de petits retards tout
au long de la soirée n’aura pas permis à
tous de profiter de l’intégralité du concert
!
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En
tous cas, ce soir encore, Munshy
a montré qu’il était un groupe atypique au style
unique qui ne cesse d’évoluer et de nous surprendre
! A suivre de très très près !
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