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Date
de rédaction : 18/07/2005
Chroniqueur : Apotre
C’est
par une froide soirée de Mai que les metalleux d’Alsace
s’étaient donnés rendez vous au Tigre
à Sélestat pour voir Eminence,
fameux groupe qui s’est surtout fait connaître chez
nous par leur bassiste qui officiait il y a très longtemps
de cela chez Sepultura.
Les
portes étaient censées ouvrir à 21 heures,
or le public a du se les geler jusqu'à 21h20, chose assez
embêtante vu le nombre de personnes, qui, appréhendant
la chaleur suffocante du Tigre, attendaient en
short/débardeur par un petit 7° depuis au moins une bonne
heure.
Arrivée
enfin à l’entrée, chaque personne s’est
vu offrir une compilation The French Underground
Series (du label Skull Fucked) ainsi
que la démo de Peach-her,
ancienne formation Strasbourgeoise qui avait fait parler d’elle
en son temps aux cotés de S-core
ou de Eths et qui
malheureusement aujourd’hui n’existe plus et a laissé
la place à Supatyrol,
groupe formé par trois des anciens membres de ce quartet.
Le
bar était assez bien rempli pour un concert en semaine. Il
devait y avoir à peu près une centaine de personnes.
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Suffereign
C’est à Suffereign
de démarrer les hostilités, groupe tout de même
assez connu dans le coin grâce à deux bonnes
démo et qui, au vu de leur concert de ce soir, mériterait
d’être plus connu que ça.
Ils officient dans du pur brutal
death à la sauce US, style finalement très peu
répandu dans l’hexagone et qui s’avère
ici assez efficace. Les zicos sont tous très techniques
et bien carrés, mais le gros avantage c’est leur
chanteur qui alterne à la perfection grunt, gutture
et cris aigues et qui arrive à foutre l’ambiance
comme il faut.
Hélas le point noir, c’est
la présence. En effet, mis à part leur frontman
qui se démène comme un bougre et à la
rigueur le bassiste qui bouge de temps en temps, les deux
guitaristes qui sont pourtant en premier plan ne bougent pas
d’un poil et n’arrivent pas à rentrer dans
leur musique. Vraiment dommage car les chansons de Suffereign,
même si elles ont des structures brutal death assez
traditionnelles, sont appuyées par des riffs vraiment
intéressants. Un groupe à suivre !
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Supatyrol
Vingt minutes après, c’est
au tour de Supatyrol
de mener la danse dans un style complètement différent
mais non moins efficace : le hardcore old school.
Dès les premières
minutes on voit tout de suite qu’ils n’ont rien
perdu de leur époque Peach-her
et c’est avec un professionnalisme et une aisance scénique
remarquable qu’ils alternent leurs titres dans un style
très proche de ce que fait Pro-Pain,
ils en feront d’ailleurs une reprise durant leur set devant
un public très réceptif.
Coté zicos, leur batteur
est vraiment bon et a une rythmique bien marquée, quant
aux guitaristes ils ne sont pas en reste et proposent des riffs
vraiment lourds et très entraînants.
Seul bémol, leur accoutrement.
Car sachez que les Supatyrol
se revendiquent "Folk metal" pour la seule et bonne
raison qu’ils s’habillent en costume traditionnel
et c’est vraiment ridicule, mais bon chacun son truc. |
Eminence
: Non vu pour cause d’acouphène
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